01 septembre 2015

Au numéro 5.

La maison de Rose. C'est la première chose que je vois en ouvrant les volets le matin. Sa maison. Je l'apercevais faisant sa vaisselle du petit-déjeuner alors que moi, je me levais à peine. Je me disais : "Je suis en retard sur Rose ce matin." De rares fois, le contraire :"Je gagne du temps sur Rose..." Puis, la journée démarrait et je l'oubliais. Sauf, si je faisais le jardin devant. Elle sortait précautionneusement sa voiture et nous nous faisions un signe. L'hiver, elle avait un béret rouge qui lui faisait des joues roses.... [Lire la suite]
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29 août 2015

Adieu l'adolescence...

Alter Ego a vendu le solex de ses 14 ans ! Il faut bien payer l'essence de l'américaine... Je crois qu'il a eu un pincement au coeur. Vite oublié... L'acquéreur est un "petit jeune" enthousiaste : il va changer le guidon, le repeindre en noir bien sûr ! Noir mat ou noir brillant, il ne sait pas encore. Je pense aussi  qu'il va enlever le gros klaxon qui fait pas authentique. Alter l'avait customisé à la mode des années 70. Une seconde jeunesse pour cet engin modeste, utilitaire construit il y a 60 ans.
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18 août 2015

J'en appelle à la désinvolture !

Prendre le repas ensemble. Trois fois par jour. On bavarde, on rêvasse, on mastique, on savoure, on s'ennuie. Tout d'un coup, hier, je me suis impatientée. Une impatience vive. Impossible de réfréner cette irritation qui a pris toute la place. Plus rien d'autre n'existait. Une irruption. Un volcan. Mon esprit n'était plus capable de globalisation mais se fixait sur un détail. Le moindre petit nerf vrillé - crispation de la rétine - respiration bloquée. "Arrête de prendre ta fourchette comme un plouc. Une fourchette ça ne se tient... [Lire la suite]
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09 août 2015

Implorer le moine.

"...il ne faut pas oeuvrer à partir de la complexité, et ainsi la tâche sera simple. Sans cette simplicité, on ne saurait réaliser la complexité ; sans ce contrôle, on ne saurait réaliser l'immensité." Shitao, Les propos sur la peinture du moine Citrouille-Amère - Hermann, 1710, p.134.   Oter du réel le double... Simplement dans mon assiette, que ce potimarron ne devienne pas amer ! C'est le jour des prières.
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08 août 2015

Aller voir ailleurs comment est l'herbe.

Tout quitter. Tout laisser. Migrer. Immigrés. Se saisir de l'espérance et mettre toutes ses forces pour vivre. En couple - être à deux pour faire face à l'inconnu, quand on est chanceux. Faire des enfants sur un autre territoire. Oublier sa langue maternelle. De l'Italie à la France, de frontières à frontières. Début du 20ème siècle, à quelques années près. C'est la vie de mes 3 grands-parents sur 4. Souvent le départ est vécu comme un déracinement, un traumatisme - sauf pour celui qui le choisit comme une aventure ou qui prend... [Lire la suite]
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05 août 2015

Dear Willy...

Rangement d'été (suite). La maison est ouverte jusqu'aux tiroirs. Je m'attaque à celui de la correspondance. Je retrouve tout au fond, une lettre tellement ancienne que j'ai dû la relire attentivement. Elle venait de Stratford-upon-Avon, d'un ami écrivain plus tout jeune à l'époque, mais encore enthousiaste. Il lui semblait avoir trouvé pour sa nouvelle pièce des phrases susceptibles de passer à la postérité et me demandait mon avis. J'étais jeune alors, pressée. En plus, il m'écrivait en anglais. Le papier était beau, les mots... [Lire la suite]
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02 août 2015

3 femmes.

Photo de Johanna Le Mau Nous voilà devant les bacs à compost détendues et heureuses, dominant la ville. 3 femmes indépendantes, libres. Moi et mes filles. Je me suis débattue longtemps, en retenant ma respiration. C'était une douleur physique que je transformais en souffrance pour qu'il me reste au moins ça. J'étais en manque de leur énergie, de leurs mouvements, de leurs exigences. Le corps sans ressort et l'esprit qui échafaudait des scénarii sur ce qu'elles faisaient, sur ce que je devais faire pour les aider. Il fallait... [Lire la suite]
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25 juillet 2015

Excursion à UEDA - Japon.

Voyage, au Japon avec Kiyoshi KUROZAWA. Son film Shokuzai, Celles qui voulaient oublier et Celles qui voulaient se souvenir. Une fresque, toute en violence, d'une grande beauté rituelle. Le meurtre d'une petite fille. Quatre autres petites filles sont témoins. La mère exige mémoire et réponse qu'elles ne peuvent donner. Elle est pleine de rage. Elle demande réparation et vengeance. Elle crée un lien maléfique entre elle et les 4 petites filles. L'innocence et la spontanéité n'ont aucun poids dans la balance. Responsabilité et... [Lire la suite]
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23 juillet 2015

Méli-méli d'été...

Je suis là pour l'été. Pas d'été sans un tube. Eté 2015 : pour moi ce sera Balthazar Bunker : groupe de rock alternatif belge. C'est pas des anglais, mais ça marche quand même ! Je les passe en boucle. Transes.   No poo, suite. Ou les préoccupations de celle qui n'a rien d'autre à faire ! J'utilise uniquement du rassoul pour me laver la tête, seulement tout les 10/15 jours. J'ai une amie qui m'a dit que lorsqu'elle était petite sa mère mélangeait le rassoul avec de l'eau de rose pour hydrater sa chevelure. Qu'à cela ne... [Lire la suite]
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22 juillet 2015

Juste une réplique.

Une bande d'annonce pour le film Le Pacha , de Georges Lautner, à la télé. Je n'ai pas regardé le film (les films de truands année 70 c'est vraiment pas mon truc). Mais, l'humour de Michel Audiard, le phrasé de Jean Gabin m'ont scotchés ! C'est dans ce film que l'on trouve la réplique : "Quand on mettra les cons sur orbite t'as pas fini de tourner !" Bien sûr, ce n'est plus dans l'air du temps mais c'est toujours savoureux. J'ai retenu : La super jolie fille du film (jolie mais pas trop bécasse !)  au truand : "Pourquoi ? Tu... [Lire la suite]
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