Je me réjouissais d'avance : passer un moment avec Gummi et Kiddi, leurs pulls en jacquard, en Islande. Ici, c'était une belle soirée d'été, chaude et tranquille. Le blizzard ne pouvait pas m'atteindre. Béliers en DVD.

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Les images montrent une vie simple, silencieuse, détachée. Parfois drôle. Le rythme est plaisant. Tout est net. Rien n'encombre. Le réalisateur nous emmène dans une fresque blanche et attentive. Les détails sont soignés, jusqu'à ressentir une grande harmonie entre les lieux, les bêtes et les gens. Ils accueillent sans colère ce qui arrive. Mais cela se gâte à la fin : tout le monde meurt, même le chien. Dans la vraie vie aussi tout le monde meurt. Mais, là, on est samedi soir, c'est l'été et je déteste les films qui se finissent mal. J'adore les happy end. Du coup, la bouffée d'air pur s'est transformée en gros mal au coeur ; j'étais déjà amoureuse de Gummi. Il m'a fallu un peu de temps pour retrouver cette légèreté qui me caractérise (la plupart du temps !).

Je milite pour des fins heureuses au cinéma. Tout au moins, des fins qui conduisent vers la bonne humeur et l'espérance. Dorénavant, je laisserai sur l'étagère les films que je soupçonne de donner le cafard, même un samedi soir d'été...