Alexandre_Jollien

Pour arrêter de ferrailler, Alexandre est parti vivre à Séoul, avec femme et enfants, pour apprendre auprès du Maître qu'il a choisi. Il écrit, médite, prie et s'occupe de sa famille. Il raconte ses efforts pour Être. Les Evangiles - le Zen. Confrontés à l'instant. L'instant qui le ramène au ras des pâquerettes. Il raconte le yoyo entre immanence et transcendance. Témoigne de ce dont il s'est déjà débarrassé pour s'encombrer de nouveau. Son passage obligé avant de pouvoir avancer nu. Odyssée superflue du début à la fin - mais pourquoi pas ?

Le Grand Rinzaï, maître zen : "Adeptes, il n'y a pas d'efforts dans le loi du Bouddha. Le tout est de se tenir dans l'ordinaire, et sans affaires : chier et pisser, s'habiller et manger."

Sans cesse, il veut Le Monde comme Volonté et comme Représentation. Alors, la souffrance le rappelle à l'ordre. Chez lui, elle est quasi-permanente. Heureusement autour de lui 3 petites voix : Victorine, Céleste et Auguste.

"Papa, on est des enfants, pas des Bouddhas"

"Regarde autour de toi. Qui a l'air le plus détendu de tous ?"

"Celui-là,papa !"

" Mais comment as-tu remarqué ?"

" Regarde ses épaules. Elles sont détendues ! Tu vois comme il marche , On dirait qu'il vole !"

"Je vais lui montrer, à celui-là, ce que ça veut dire de laver son papa !"

"Je suis nerveux ou ça va ?"

" Papa, tu es plus que nerveux !"

"Papa, si tu es fatigué va dormir. Et si tu es encore fatigué quand tu te lèves, recouche-toi !"

Il se demande comment aider son prochain. En ce qui me concerne, il a déjà fait beaucoup. Partager vivacités et merveilles.