Nous avons eu la chance de posséder un break BMW. Noire avec un intérieur cuir fauve. Comble du luxe, on appuyait sur un bouton et les fauteuils répandaient une douce chaleur pour le plus grand plaisir du postérieur et du dos. Depuis nous sommes dans le fichier client et de toutes les fêtes de présentation d'un nouveau modèle. Là, c'était pour la nouvelle Série 5, avec des options surréalistes : pilote automatique, créneau automatique... Une pure merveille.

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Là, ce n'est pas la Série 5. C'est le modèle haut de gamme...

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Nous avions rendez vous à la concession à 19 h 30 pile. Là, un bus privatisé nous emmenait dans un lieu inconnu pour une soirée surprise. Nous étions frémissants d'impatience.

Nous sommes arrivés dans un hangar banal tendu de rideaux noirs. Champagne à volonté et quelques confiseries.

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L'introduction fut brève : un petit discours, une petite vidéo, le dévoilement des voitures.

Puis une phrase : "Que la fête commence. Des jetons sont à votre disposition. Amusez vous". Les rideaux sont remontés au plafond et nous nous sommes retrouvés dans une fête foraine : auto-tamponneuses, tir à la carabine, jeux... Et : stand de hamburgers, hot dog, petits fours salés sucrés, boissons, barbe à papa, bonbons, pommes d'Amour, glace. Glace salée au poivron avec coulis de tomates, basilic, crumbble de fromage. Le tout sans limite. Nous n'avons pas boudé notre plaisir, nous nous en sommes mis jusque là. Il me semble d'ailleurs avoir entendu à la fin de la soirée : "J'ai mal au ventre."

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Puis, il a fallu reprendre la navette. Il y en avait une toutes les demi-heure à partir de 22 heures. Nous avons décidé de prendre la première pour éviter l'indigestion. Au point de rendez vous de la navette, il y avait déjà foule. Les minutes s'écoulaient et toujours pas de bus. Les gens s'amoncelaient et s'agitaient. Le brouillard tombait. Ceux qui étaient venus avec leur grosse berline partaient, libres et indépendants. Goguenards parfois. Ce qui troublait la sérénité de l'attente. Nous avions froid. Sur la route, les voitures qui passaient, klaxonnaient pour se moquer de ce troupeau transi.

Enfin, avec une demi-heure de retard, le bus est apparu. Il a fallu faire entrer tout ce beau monde qui n'avait plus l'idée de ce qu'était qu'attendre et prendre un bus à l'heure de pointe. Alter m'écrasait l'estomac rempli de bonnes choses, Marielle était tassée contre la vitre. L'ambiance autour de nous était mi-figue, mi-raisin. Je commençais à avoir la goutte au nez à cause du gluten et de la chaleur dans le bus. J'ai entendu : "On est comme des migrants..." Comme des collégiennes, le fou-rire nous a pris. Moment délicieux mais le retour nous a semblé plus long que l'aller.

A l'arrivée, chacun s'est engouffré le visage fermé dans sa voiture, a démarré dans un jaillissement. Gare à ne pas se faire écraser. Les vitres du bus étaient couvertes de buée.