On a fait la fête à Malbo, avec les Auvergnats de Paris. C'était le Pé d'Andel.

Tout d'abord le vide-grenier : une nappe d'un vert épinard de toute beauté et un objet décoratif pour mettre des choses dedans...

Puis, une joyeuse messe dans la petite église du village.

Le curé arrive pile à l'heure. Il a revêtu une chasuble toute brodée d'or du même vert que la nappe que je venais d'acheter quelques minutes avant ! Restait-il du tissu à la ménagère couturière et pieuse ?

Il est en pleine forme ; il évoque Kinshasa, sa ville natale, lors de son sermon. Mais avec son accent, je me demande si les auvergnats comprennent car il est obligé de répéter les questions qui lui servent à chauffer la salle. Il le fait en se marrant. Je vois à son embonpoint, qu'il a adopté la gastronomie locale. Si j'osais, je dirais qu'il ressemble à une religieuse chocolat-pistache...

Avec les Cabrettes et Accordéons des Burons de Pailherols., la messe prend un air de concert d'Hugues Aufray. Nous avons les paroles des chants photocopiées. Nous chantons à tue-tête, en nous balançant :

Vienne, vienne la colombe

Et son rameau d'olivier,

Dans nos coeurs et dans ce monde

Où la paix reste à gagner.

Quel bon moment ! 

Enfin, j'ai juste une question :

Dieu, pourquoi m'as-tu donné, à la fois, cette terrible envie, ce plaisir infini de chanter et cette voix de fausset, incapable de reproduire une note juste ? Logiquement, c'est l'un ou l'autre, non...

Mais, personnellement, je ne T'en veux pas, c'est juste pour les autres...

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