Fêter l'été pour que mes sens se souviennent bien de la maison ouverte, de la lumière qui s'attarde, de l'air vivace et soyeux. Car l'hiver reviendra.

Que me reviennent intacts l'amertume des poivrons, la fadeur des concombres, l'orangé des abricots, le moelleux des aubergines. Car il y aura un temps où il n'y aura plus que choux et patates sur la table.

Le luxe des boissons fraîches et l'envie de rajouter un glaçon. Comme ce temps est court.

Regarder les amis se lâcher (serait-ce le limoncello ?), avoir des fous-rires, s'affaler sur les fauteuils, préférer les pralines aux algues, imiter l'accent des paysans de la Meuse ou du Sud Ouest, parler tous en même temps et n'écouter personne. Instants légers et sonores.

Cette année, pas de table dressée - mais une sorte de buffet informel. Fauteuils disparates, assiettes sur les genoux, verres par terre et petites tables bancales.

Le menu était simple :

- tartinades : olives noires, champignons, algues et tofu, poivrons,

- salades : concombres et graines de sésame, pastèque et feta,

- farcis niçois : tomates, courgettes et aubergines (farce : ratatouille et quinoa)

- brownies, clafoutis aux abricots, blanc-manger avec coulis de framboise, pralines.

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