* Tchapacan : Orthographe phonétique : vient de l'italien acchiappare et can qui signifie attraper les chiens. Le tchapacan à Marseille, c'est l'attrapeur de chiens, celui qu'on appelait pour attraper les chiens errants, malades ou dangereux.

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Hier, j'ai fini de tailler mes pommiers et poiriers qui sont collés au mur mitoyen avec ma voisine, Madame Martineau. J'ai un accord avec elle, comme elle est très âgée, si je frappe à sa porte et qu'elle n'entend pas, je rentre, je finis de couper les branches et je ramasse celles qui sont tombées chez elle. En sortant pour faire le tour du pâté de maison, je vois Françoise qui me dit :

" J'ai vu les 2 chiens de Barbara descendre vers la Loire."

Je réponds :

"Ils se sont encore échappés, les andouilles. Ils en profitent qu'elle soit en week-end !"

Barbara et moi avions déjà récupéré ses chiennes (2 épagneuls bretons) lors d'une corrida effrénée et sportive qui les a beaucoup amusées. Elles avaient profité d'un portail légèrement entrouvert.

Arrive Marie-Jo et sa chienne. On discute de la météo et du fait que l'on peut s'emmerder un lundi de Pâques. "Ah, bon ! Il y a des gens qui s'emmerdent ? ça m'étonnera toujours !"

Sur ce, on voit 2 épagneuls bretons, sourire aux lèvres, tout frémissant de leur aventure, remontant de la Loire. Ils font fête à la chienne de Marie-Jo. J'en profite pour les faire entrer dans le jardinet de Françoise et je pars prévenir Barbara. Personne. Elle est vraiment en week-end. Je sonne chez Pascal et Rachel : ils ont le numéro de téléphone de Barbara. Pascal appelle et laisse un message.

Entre temps, que faire des cabots ? Personne n'en veut !

Finalement, je décide de les mettre dans mon garage en attendant que Barbara entre chez elle. Pascal m'aide. Les chiens se laissent saisir par le collier. Ils sont  affectueux et craquants. Un regard à faire fondre une sans-coeur. Ce qui est loin d'être mon cas.

Coup de théâtre. Barbara appelle. Elle est absolument sûre : ce n'est pas ses chiennes. Je vais dans le garage examiner les clébards : effectivement, ils ont chacun un zizi. J'aurais pu y regarder avant ! Mais, alors, je suis coupable de kidnapping sur la voie publique ! Je relâche les 2 bestiaux réalisant qu'ils savent sûrement où ils habitent. Ils vont continuer leur chemin vers leur maître.

J'ouvre la porte. Ils sortent folâtres et se cassent la truffe au vent !

Pendant le court séjour dans le garage, ils avaient pissé un peu partout et déchiqueté le sac poubelle de papiers. Rapides mais efficaces, les joyeux drilles !

Voilà comment on s'occupe le lundi de Pâques. Maintenant, j'ai envie d'avoir un chien (mais un épagneul breton). C'est malin...

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