Surtout lorsqu'il prend des vacances. Au bord de la mer.  Celui qui raccroche inlassablement la guimauve du vendeur de glaces. Le danseur aux espadrilles. Une silhouette, une présence que seuls les chiens et les enfants remarquent. Ses mouvements sont syncopés. Ses vêtements donnent de la fluidité, de la douceur à ses gestes retenus. Il ne parle pas, ne sourit pas car il a une pipe dans sa bouche.

Il s'est extirpé du rêve des autres pour vivre ce qui est. Chaque jour est nouveau. Il n'a pas d'à priori. Heureusement, car les objets lui résistent mais il ne leur en veut pas du tout. Il fait grand cas de l'autre mais l'autre, dans sa course folle, ne le voit pas. Il est hors catégorie. Dans sa tête, le bruit de la vie se transforme en musiques, en rythmes. Il n'a que du présent.

J'ai vu Les vacances de Monsieur Hulot pour la énième fois.

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